Posts Tagged JEUNESSE

La poussée de fiers arbustes…

Open Book On Wood Background - Photo © Robert Marfin / Photos.com« Quoi de plus agréable pour les aînés que la poussée de fiers arbustes qui leur feront sur leur vieux jours un peu d’ombre ? La jeunesse est tout ce que nous fûmes, qu’elle nous affectionne ou qu’elle nous déteste. C’est bien cela, la grande randonnée ! »

René Char, Correspondance avec Jean Ballard, 1935-1970

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Ce n’est pas à l’intelligence que l’art s’adresse…

André Malraux, 1974 - Photo © Roger Pic / Public Domain« — Ce n’est pas à l’intelligence que l’art s’adresse. Ni à la connaissance. Ni à la bonne volonté. S’il frappe, c’est au-dessous du conscient, parce qu’en taillant son marbre Michel-Ange accomplissait un acte magique. Tout à l’heure, vous m’avez demandé : « Pour éveiller le sentiment de l’art chez un adolescent, devant quelle œuvre le conduiriez-vous ? » Je vous réponds ici : « Je ne sais pas. Cet adolescent n’existe pas dans ce salon en ce moment. » Un enfant, vous ne pouvez que le suivre où il va. Peu importe s’il commence avec une collection de cartes postales : cela prouve au moins qu’il aime les images. En le poussant juste un peu, vous le retrouverez vite en train de choisir ses cartes postales au musée du Louvre. Et à partir de là… Un être sensible remonte presque tout seul jusqu’à Praxitèle. Un être insensible… n’a pas besoin de Praxitèle. L’art est comme Dieu : on ne le cherche que quand on l’a déjà trouvé. »

André Malraux, Elle a des ailes ! (1975)
in : Les réalités et les comédies du monde (1996)

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La révélation d’un être peut être progressive…

Portrait Of A Serious Boy - Photo © Hemera Technologies / Photos.com« Il existe dans toute vie et particulièrement à son aurore un instant qui décide de tout. Cet instant est difficile à retrouver ; il est enseveli sous l’accumulation des minutes qui sont passées par millions par-dessus lui et dont le néant effraie. Cet instant n’est pas toujours un éclair. Il peut durer tout l’espace de l’enfance ou de la jeunesse et colorer d’une irisation particulière les années en apparence les plus banales. La révélation d’un être peut être progressive. Certains enfants sont si ensevelis en eux-mêmes que l’aube ne paraît jamais se lever sur eux, et l’on est surpris de les voir se dresser comme Lazare, secouant leur linceul qui n’était que des langes. »

Jean Grenier, Les îles

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