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Françoise Dolto – Destins croisés du bon élève et de “l’affreux jojo”

Video (FR, 2 min)

Françoise Dolto – Destins croisés du bon élève et de “l’affreux jojo”

Extrait d’une série de conférences donnée en septembre 1983 par Françoise Dolto (1908-1988) à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal (Québec)

Archives reprises dans le film “Françoise Dolto parle de l’éducation”, réalisé par Arnaud de Mezamat (2008)

Source : www.youtube.com/watch?v=rgbewZZGm3s

Heart design - Photo © Unknown / RGBStock.com Liens utiles :
Archives Françoise Doltowww.dolto.fr
Françoise Dolto parle… De la psychanalyse, de l’origine, de l’éducation (Coffret 2 DVD)www.amazon.fr

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Quand nous sommes tous aliénés de la même façon…

Open Book On Wood Background - Photo © Robert Marfin / Photos.com« Quand nous sommes tous aliénés de la même façon, nous nous comprenons et nous nous trouvons très normaux. »

Françoise Dolto, Inconscient et destins –
Séminaire de psychanalyse d’enfants, 3
 (1988)

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Il suffisait de pousser la porte…

Open Book On Wood Background - Photo © Robert Marfin / Photos.com« J’intitule cette confession : le retour du bonheur. J’entends par-là le retour à l’enfance. Cela n’est pas seulement que j’ai revécu mon enfance sur le divan, c’est que je l’ai libérée et maintenant elle est avec moi tout le temps. Quand je suis dans le jardin, je retrouve les plantes, les arbres, les fleurs de mon enfance et je n’hésite pas à leur parler. Avec les animaux aussi, j’ai cette intimité qu’ont d’emblée les enfants.

Enfin cela m’a rapprochée des gens. C’est toujours difficile, si délicat, si fragile, l’approche d’autrui, froissé pour un rien ! Toutefois, dès que je suis en face de quelqu’un, quels que soient son âge ou sa fonction, c’est à l’enfant en lui que je m’adresse avec confiance et je sais qu’il va me répondre. Il est parfois un peu surpris, puis cela se dénoue !

[...]

Toute différence de milieu, d’éducation, abolie, ils me confient sur-le-champ le meilleur d’eux-mêmes. Leurs craintes, aussi. C’est que nous nous retrouvons liés par nos enfances respectives, l’enfant en nous peut à nouveau donner libre cours à son émerveillement, sa joie d’exister, son envie d’aimer tout le monde. Et son besoin d’être rassuré par son prochain.

A ce moment-là, tout s’allège, des deux côtés.

C’est en cela que peut consister le bonheur et il nous attend derrière l’une des portes de notre être. Pendant des années, j’ai fait toujours le même rêve, que je confiais à l’analyste sans arriver à l’interpréter : soudain, dans mon appartement ou une maison, je poussais une porte qui m’était familière pour m’apercevoir qu’elle ouvrait sur un jardin, qui s’étendait à l’infini ! Alors je me disais : « Mais je l’avais toujours su que ce jardin était là ! » Sous-entendu : pourquoi ai-je attendu si longtemps pour y pénétrer ? Pour devenir qui je suis ?

L’analyse travaille à sa façon sur les portes et serrures, on essaie l’une après l’autre toutes les clés de l’énorme trousseau, semblable à celui des geôliers, qui s’alourdit d’année en année à notre ceinture (les clés des « non-dits »), pour s’apercevoir qu’on se donne un mal bien inutile, il suffisait de pousser la porte, elle était ouverte…

On n’y avait pas pensé, ou alors on avait peur ! J’ai eu si peur ! De quoi ? Je crois que c’était de rien.

Du bonheur, peut-être. »

Madeleine Chapsal, Le retour du bonheur (1990)

 

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B. Tavernier – La vie et rien d’autre (1989) – La lettre d’amour

Vidéo (FR, 4 min)

Bertrand Tavernier – La vie et rien d’autre (1989) – La lettre d’amour

Avec : Philippe Noiret et Sabine Azéma

Source : www.youtube.com/watch?v=BNfRsCctkbQ

« Bédarieux, 6 janvier 1922

Irène, très chère Irène,

Votre lettre m’a donné une grande joie parce qu’elle m’apportait un grand espoir. Enfin vous ! Enfin, quelques mots me rendaient votre voix, votre regard, l’émouvante silhouette de mes jours et de mes nuits de solitude ! Dieu veuille que mon message vous atteigne à New York avant ce grand départ que vous m’annoncez pour le Wisconsin. J’ai eu du mal à le découvrir sur mon globe ; comment vous y retrouverais-je, si vous aviez l’imprudence d’aller vous y perdre ?

“Nouvelle vie, dites-vous, nouvelles têtes, nouveau départ.” Qu’avez-vous besoin de toute cette nouveauté, vous qui renouvelez si bien toute chose, et notamment le vieux cœur des vieux hommes ?

Vous n’avez compris ni mon trouble, ni mon silence : ai-je compris moi-même ? J’étais, je suis encore tremblant de mon immense tendresse, et votre véhémence, votre flamme me paralysaient… Nuit effrayante dans mon souvenir… Il suffisait que je murmure les trois mots dont vous me lanciez le défi, et je me suis tû… Aujourd’hui, je les crie cent fois par jour, de toutes les forces qui me restent, souhaitant qu’ils passent la formidable étendue qui nous sépare : je vous aime, oui, je vous aime, à jamais.

Cet aveu vous donnera peut-être à rire après tant de mois de séparation. Il me soulage. Il m’assure que je suis vivant, en paix avec moi-même. Le reste n’est que broutille.

J’ai pris de grandes résolutions. Par exemple celle de me séparer de l’armée, laquelle d’ailleurs n’a fait aucune difficulté pour me libérer. Et comme je n’ai de goût, ni pour les villes, ni pour les cravates, j’ai regagné la terre de mon enfance, où je dispose d’une maison de famille entourée de quelques hectares de rocaille et de vignoble.

Je vous offre, sans trop d’illusion, cette royauté dérisoire.

Il est dix heures du soir. L’air sent le crottin, la menthe et le caramel, parce que j’ai fait tomber du sucre sur ma cuisinière. Demain matin j’irai voir si les sangliers de mon petit bois sont partis pour l’Espagne, et je commencerai d’attendre, de vous attendre. J’attends déjà. Je n’attendrai pas plus de cent ans. Mettons, cent un ans.

Post-scriptum : c’est la dernière fois que je vous importune avec mes chiffres terribles. Mais par comparaison avec le temps mis par les troupes alliées à descendre les Champs-Elysées lors du défilé de la Victoire, environ trois heures je crois, j’ai calculé que, dans les mêmes conditions de vitesse de marche et de formation réglementaire, le défilé des pauvres morts de cette inexpiable folie n’aurait pas duré moins de onze jours et onze nuits. Pardonnez-moi cette précision accablante.

A vous, ma vie… »

Séquence finale du film La vie et rien d’autre (1989, France)

Réalisation : Bertrand Tavernier
Scénario : Jean Cosmos et Bertrand Tavernier
Dialogues  : Jean Cosmos
Musique  : Oswald d’Andréa
Photographie : Bruno de Keyzer

Avec : Philippe Noiret (Commandant Delaplane), Sabine Azéma (Irène de Courtil)

Les plans français de la fin du film furent tournés dans le domaine que Philippe Noiret possédait à Turcy, sur la commune de Montréal, dans l’Aude. (Source : fr.wikipedia.org/wiki/La_Vie_et_rien_d’autre)

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Alan Watts – Living in the present (boat analogy)

Video (EN, 6 min)

Alan Watts – Living in the present (boat analogy)

“A clip of Alan Watts from Time & The More It Changes.

Alan Watts begins by using a boat analogy and proceeds to explain how we should not define ourselves by our past but by the present.”

Recorded on Alan Watt’s houseboat in Sausalito, California, in 1972.

Source: www.youtube.com/watch?v=G4j6cUwCRmI

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Ce n’est pas en tuant ses parents que l’on devient adulte…

Open Book On Wood Background - Photo © Robert Marfin / Photos.com« Contrairement à une opinion très répandue, ce n’est pas en tuant ses parents que l’on devient adulte, mais en tuant l’enfant de ses parents, une cible beaucoup plus difficile. »

Benoîte Groult

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Les sentiments sont toujours réciproques…

Open Book On Wood Background - Photo © Robert Marfin / Photos.com« Il y a une formule qu’avant d’être analyste, j’avais — avec mes faibles dons psychologiques — mise à la base de la petite boussole dont je me servais pour évaluer certaines situations. Je me disais volontiers — Les sentiments sont toujours réciproques. C’est absolument vrai, malgré l’apparence. Dès que vous mettez en champ deux sujets — je dis deux, pas trois — les sentiments sont toujours réciproques. »

Jacques Lacan, Les écrits techniques de Freud

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Ca n’existe pas, les êtres humains bêtes de nature…

Open Book On Wood Background - Photo © Robert Marfin / Photos.com
« Ca n’existe pas, les êtres humains bêtes de nature. La bêtise est toujours névrotique. »

Françoise Dolto, citée par :
Sophie Chérer, Ma Dolto

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Je lui ai tout expliqué…

Portrait Of Mother And Son - Photo © Thinkstock Images / Photos.com« Un petit garçon de 7 ans est conduit par sa mère chez le psychothérapeute, pour un trouble insignifiant. Au cours de l’anamnèse, le thérapeute, un débutant naïf et consciencieux, demande à la mère si l’enfant a reçu une quelconque information sexuelle. « Je lui ai tout expliqué » répond catégoriquement la mère. Le thérapeute, novice certes, mais déjà méfiant, insiste : « Tout, c’est quoi, exactement ? » La mère : « Eh bien, je lui ai expliqué que l’enfant était dans le cœur de la maman. » Le thérapeute : « Mais comment fait-il pour en sortir ? » La mère : « On va à l’hôpital, le docteur ouvre le cœur et il retire le bébé. » Le thérapeute  : « Mais comment le bébé fait-il pour entrer dans le cœur de la maman ? » La mère : « C’est le petit Jésus qui l’a mis là. Et puis, vous savez, les enfants ont vraiment de drôles d’idées, alors le petit m’a demandé : et Papa, il n’était pas fâché ? » »

Jeanne Van den Brouck, Manuel à l’usage des enfants qui ont des parents difficiles

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Combien d’enfants, parce qu’ils avaient envie d’atteindre la lune…

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« Combien d’enfants, parce qu’ils avaient envie d’atteindre la lune, ont été traités d’imbéciles par leur parents ! »

Françoise Dolto, citée par :
Sophie Chérer, Ma Dolto

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Françoise Dolto parle de l’éducation

Vidéo (FR, 2008, 52 min)

« A l’occasion d’une série de conférences qu’elle avait données en 1983 au Canada, Françoise Dolto précise l’objectif de l’éducation qui était, selon elle, de donner à chaque enfant sa pleine autonomie et de respecter son originalité.

Avec la participation de Fabienne d’Ortoli et Michel Amram, fondateurs en 1973, avec Pascal Lemaître, de l’Ecole de la Neuville. »

Réalisation : Arnaud de Mezamat (2008)

Source : www.youtube.com/watch?v=wAwltvqy8lA

Heart design - Photo © Unknown / RGBStock.com Liens utiles :
Site de L’Ecole de la Neuvillewww.ecole-de-la-neuville.asso.fr
Archives Françoise Doltowww.dolto.fr
Françoise Dolto parle… De la psychanalyse, de l’origine, de l’éducation (Coffret 2 DVD)www.amazon.fr

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Les premiers psychothérapeutes…

Open Book On Wood Background - Photo © Robert Marfin / Photos.com« Les enfants, quand ils aiment leurs parents, voudraient toujours réparer les dommages dont les parents souffrent. Ils en sont les premiers psychothérapeutes ; les premiers à tenter de les consoler, de les renarcissiser. Et, quelquefois, ils y laissent beaucoup de plumes. »

Françoise Dolto, Inconscient et destins – Séminaire de psychanalyse d’enfants, 3

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Et la théorie de ma propre analyse…

Françoise Dolto - Photo © Unknown« […] C’était pour moi, je veux dire les livres de Freud, très différent de l’analyse-cure, qui était absolument en dehors de toute théorie ; l’analyse-livre, c’était quelque chose d’autre. La cure, la cure des enfants, ce que je recevais d’eux, ce n’est pas sur le moment que je faisais le joint ; j’ai fait le joint en écrivant ma thèse. C’est alors que j’ai fait le joint entre ce qui se passait entre les enfants et moi et la théorie ; avant, je n’aurais jamais pu le faire. Et la théorie de ma propre analyse à moi, je n’ai jamais été capable de la faire. »

Françoise Dolto, Enfances

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